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Hypnose et glial

Mis à jour : 15 janv. 2019

Entrons dans une approche plus complexe mais utile pour l’avenir.

La première description des cellules gliales est donnée par Theodor Schwann (1810-1882) cytologiste allemand, dans son traité de 1839 qui fondera la théorie cellulaire. Le terme "glie" (du grec ancien, γλία (glia), signifiant « la colle, la glu») est d'abord utilisé pour désigner la substance conjonctive du cerveau et de la moelle épinière. En 1893, Andriezen distingue la « glie fibreuse », trouvée dans la substance blanche, de la « glie protoplasmique » dans la substance grise, dont les cellules de forme étoilée sont baptisées astrocyte par Michael von Lenhossék (1893).


"La glie serait l’équivalent de la matière noire de l’espace et donc, une ressource fabuleuse et inexplorée."

Si l’on peut oser une comparaison, la glie serait l’équivalent de la matière noire de l’espace et donc, une ressource fabuleuse et inexplorée.

Le cerveau contiendrait de mille à cinq mille milliards de cellules gliales, soit de 10 à 50 fois plus que de neurones selon les différentes estimations [ ] cela aurait donné naissance au mythe qui affirme « nous n'utiliserons que 10 % de notre cerveau ».


Pour faire simple, il a été établi que les cellules gliales jouent un rôle dans la communication synaptique et, donc, dans le traitement de l’information par le système nerveux.


Les cellules gliales forment l'environnement des neurones. Elles assurent le maintien de l’homéostasie, produisent la myéline et, jouent un rôle de soutien et de protection du tissu nerveux en apportant les nutriments et l’oxygène, en éliminant les cellules mortes et en combattant les pathogènes. Les cellules gliales représentent environ 50% du volume cérébral et presque 90 % des cellules du cerveau. Contrairement à la grande majorité des neurones, les cellules gliales peuvent se diviser par mitose (ou division cellulaire) ce qui ouvre de vastes horizons lorsque l’on évoque la plasticité cérébrale.


Jusqu’à présent, ce sont des expériences in vitro qui ont montrées que les cellules gliales peuvent être reprogrammées et qu’elles sont ensuite capables de générer des neurones opérationnels. Ces expériences ouvrent une voie supplémentaire pour réparer les neurones altérés dans le cerveau.

Mais le lien avec l’hypnose ?


"J’imagine que des suggestions bien choisies et réfléchies peuvent amener une stimulation de la glie in vivo en l’amenant à agir dans une direction donnée."

Certes il s’agit de progresser avec prudence et de suivre les recherches, mais j’ai décidé de « faire comme si » dans ma pratique. J’imagine que des suggestions bien choisies et réfléchies peuvent amener une stimulation de la glie in vivo en l’amenant à agir dans une direction donnée.

Cette hypothèse de départ ne peut faire aucun mal au patient si je me trompe, ce ne sont que des suggestions de mieux-être finalement. Mais, si j’ai raison, alors ces suggestions trouveront dans la glie du cerveau de mon patient un terreau fertile et la stimulation d’une adaptation dirigée.


Plus simplement, vous n’avez pas besoin de vous plonger dans des connaissances scientifiques complexes; vous avez juste besoin de vous intéresser « vraiment » à votre client et « croire » à 200% que vous pouvez faire quelque chose pour lui, dans le cadre de votre métier.


"La qualité des suggestions marque la différence, le fait qu’elles soient totalement en harmonie (...) personnalisées va faire que la portée de chaque mot aura un impact cérébral"

Pour moi, c’est là que la qualité des suggestions marque la différence, le fait qu’elles soient totalement en harmonie avec le client; qu’elles soient vraiment personnalisées, va faire que la portée de chaque mot aura un impact cérébral, via un souvenir précis, une image, une émotion, tout cela vient nourrir la partie des « possibles » et permet au cerveau de créer une réalité « applicable et acceptable ».


Prenons un exemple concret


Une femme consulte pour des maux de ventre et des maux de tête latents. Lors de l’anamnèse on l’interroge sur les débuts du problème et sur les événements qui l’entourent. Souvent, rien ne ressort de probant des réponses. Toutefois, si l’on évoque un accouchement, une fausse couche ou une interruption de grossesse, alors on découvre que l’un de ces événements est proche (plusieurs mois sont envisageables) de l’apparition des problèmes. A partir de là, la logique Gliale est claire.


Si l’on simplifie : lors de l’accouchement; on a, par exemple, provoqué la sortie du bébé par des injections (ou bien le cerveau construit le processus afin de structurer sa mémoire). Une fois l’accouchement, la fausse couche ou l’avortement terminé; le cerveau se perd pour X raisons, dans une réaction circulaire. Le corps continu, sans discernement, une expulsion imaginaire et le cerveau peut, éventuellement, produire de l’ocytocine pour justifier ce comportement.


Aucun désordre physiologique n’apparaît lors des examens. Ce qui amènera un médecin à vous référer un tel cas qui n’a rien, non plus, d’un trouble psychologique ou mental.

Pourtant, si l’on se penche de plus près sur le fonctionnement de l’organisme, on peut observer un mécanisme inconscient, réel, reproduisant la production d’ocytocine.


Sous hypnose on pourra soit, agir par dissociation et observation; soit, retourner au moment du début de la « provocation » afin d’en interrompre les effets. Les maux de ventre et de tête cessent alors presque immédiatement. Lorsqu’une fausse couche ou un avortement est lié à ce processus il s’agit, en plus, de procéder à un deuil en règle dans lequel l’enfant sera nommé. Et cela fonctionne parfaitement. Bien entendu, il est toujours recommandé de travailler en collaboration sur de tels cas.

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